Parfois il en est des jours, des jours heureux ou le sourire aux coins des lèves gagnent un peu plus de son savoir sucré. Que fondent ces quelques morceaux près de toi, qu'ils s'agrippent à nos chaines biens éloignés et qu'ils restent soudés comme nos coudes qui facilement supportent nos chimères au bout de nos doigts engourdis. Promets moi que dans tes yeux que jamais ne s'éteindra cette lueur assez bleuté qui me dit qu'un être peut avoir cette particularité, celle-là, qui lui donne la chance d'être l'oiseau non semblable aux autres, pas seulement parce qu'il vole le plus haut mais parce qu'il est celui qui berce mes peines et mes doutes au creux de ces bras, il les endorment. Il n'est pas magicien, il est lui-même. Que la poussière ne tombe pas à nos pieds, qu'ils ne rendent pas ces quelques souvenirs arides mais qu'ils vivent au rythme endiablé des vagues qui se calment à la venue de tes pas sur le sable. Approche toi et écoute que tu n'es pas seule dans ce vaste horizon, qu'une personne qui n'as pas forcément battis des empires, qui n'a pas fait naitre dans ces mains le feu, t'écris un peu plus chaque jours des mots qui défilent à vive allure sur un bout de papier te faisant penser à toi. Un jour tu verras cette bouteille à la mer, embrigadé d'un bout de papier humide, et je serais la pour te les lires, ces mots, juste derrière toi.
En espérant que ce poème qui commence a bien dater est accroché (encadré même) dans ta chambre hein ? :D